
Au théâtre de la Huchette du 1er au 13 octobre 2007.
Représentations à 21h00 du lundi au vendredi, 15h30 le samedi.
L'histoire de Shunkin relate la vie de Koto Mozuya, dite Shunkin, et son histoire d'amour avec Sasuke, son serviteur, élève et amant durant toute sa vie. Aveugle à l'âge de 9 ans, Shunkin enseigna la musique à son serviteur à la manière des grands maîtres japonais. Quand elle tomba enceinte, elle préféra abandonner l'enfant plutôt que d'accepter d'épouser un homme indigne de sa condition. Elle ne revint jamais sur sa décision, mais ils restèrent inséparables, et lorsque Shunkin fut défigurée dans un accident, Sasuke alla jusqu'à se crever les yeux pour ne pas être témoin de l'offense faite à sa maîtresse. Aveugles tous les deux, c'est alors qu'ils connurent leur plus grand bonheur...
Ce récit de Tanizaki a été traduit par deux fois en français :
Né à Tôkyô le 24 juillet 1886, Tanizaki Jun'ichirō grandit dans une famille aisée de marchands. Il fait de brillantes études à l'Université impériale de Tôkyô, mais en 1910 la ruine de son père le contraint à les interrompre. La même année, il publie son premier texte, une nouvelle cruelle et raffinée, Le Tatouage, dans la revue qu'il a fondée avec quelques amis. L'histoire de la belle courtisane et de son tatouage en forme d'araignée fait scandale et lance sa carrière d'écrivain. En 1913, il rassemble toutes ses nouvelles dans un recueil intitulé Le Diable et subit les foudres de la censure qui les juge « immorales ». Il publie sans trêve drames, comédies et scénarios à une époque où le cinéma en est encore à ses balbutiements, il traduit également la pièce d'Oscar Wilde L'Eventail de Lady Windermere. Installé à Yokohama, il fréquente les résidents étrangers et découvre l'image de la femme occidentale. Lorsqu'un terrible tremblement de terre détruit la ville en 1923, il s'installe définitivement dans le Kansai. Le séisme le bouleverse profondément : alors qu'il puisait son inspiration dans un Occident et une Chine exotiques, il revient vers le japon à partir de 1924, date à laquelle paraît son premier roman, Un amour insensé. Cette chronique douloureuse et ironique relate la vie conjugale de Jōji Kawai et de Naomi, une jeune serveuse, qui rêve de devenir une femme « moderne » comme les Occidentales et sait jouer de ses charmes... La femme perfide et tentatrice est à nouveau au coeur du Goût des orties : un homme est tiraillé entre trois femmes, une eurasienne, une bourgeoise terne et une beauté classique. Il consacre la seconde partie de sa vie à traduire en japonais moderne le Genji monogatari, oeuvre classique de la romancière du XIe siècle, Murasaki Shikibu. En 1943, la publication en feuilleton de son chef-d'oeuvre Quatre soeurs est interdite car jugée inconvenante en temps de guerre. Cette éblouissante saga familiale qui retrace la vie de quatre jeunes japonaises très différentes, dans le Japon de l'entre-deux-guerres, paraîtra finalement entre 1946 et 1948. Après la guerre, Tanizaki publie des romans audacieux au centre desquels il place la vieillesse, l'impuissance et la mort. Dans La Clef (La Confession impudique), un respectable professeur d'université, à l'âge du démon de midi, ne parvient plus à satisfaire sa jeune femme dotée d'un tempérament excessif. Après avoir essayé divers excitants, il s'aperçoit que la jalousie est un incomparable stimulant... Le journal d'un vieux fou raconte le drame d'un vieillard qui s'éprend de sa belle-fille, ancienne danseuse de music-hall à la morale assez libre. Avec beaucoup d'intelligence, elle profite de son beau-père pour lui arracher des libéralités extravagantes et mener une vie de luxe. En compensation, elle lui accorde des privautés savamment limitées et le maintien dans une excitation qui s'exaspère d'autant plus qu'elle ne peut aboutir qu'à de lamentables démonstrations. Tanizaki meurt en juin 1965, laissant une oeuvre importante, unanimement considérée comme majeure, du XXe siècle japonais. Décerné en son honneur, le prix Tanizaki est l'une des principales récompenses littéraires au japon.
Née à Kagurazaka au centre de Tokyo, elle étudie à Hôsei Université à Tokyo. Elle débute en 1982 avec le roman Izayoi qui est primé. En 2003, elle obtient le 9e Prix littéraire Nakayama Yoshihide pour Baku Shun (Printemps blanc) paru aux éditions Shûei. Elle excelle sur des œuvres historiques et a acquit dans le monde du kabuki une grande notoriété, bastion du théâtre traditionnel. Elle y décrit la femme japonaise, sa force deux fois millénaire. Elle écrit des pièces pour le kabuki moderne et des scenarii pour des danses traditionnelles. Elle est membre de nombreux jurys (jury du Prix littéraire, Mer du Japon, organisé par le journal Chuunichi ; jury des scénarii de Kabuki, organisé par le Théâtre National). Citons quelques œuvres : Kyôka Gensô (Fantaisie de Kyôka), A propos de la fille du Seigneur Shingen, Hana wa Tachibana (Fleurs d'agrume parmi les fleurs), Histoire d'antan à la porte Ushigomé, Assaut à la colline Jôruri, Rêve au crépuscule, Son de neige qui tombe, Essai à propos de Kabuki. Elle est membre de l'Association japonaise des écrivains, de Japan Pen Club, de l'Association des femmes écrivains. En juillet 2005, un CD a été édité par Victor Entertainment Co : Luciole, dans la collection des œuvres d'Imafuji Seitarô (tome 1).
Née à Toyama (Japon), elle fait ses débuts de metteur en scène avec la pièce de Masaki Domoto, Ma jolie salle de douche, fait la connaissance de Nicolas Bataille à l'occasion de la traduction de l'Eté de Weingarten. Sa mise en scène de L'Atelier, de Jean-Claude Grumberg, lui vaut, en 1982, le prix Kinokuniya d'Art Dramatique. La Leçon de Ionesco, a été jouée dans sa mise en scène pendant quinze ans au Japon. Parmi ses nombreuses réalisations, on peut citer Nô Modernes et Roses et Pirates, de Yukio Mishima, L'été en traversant le fleuve de Watanabe Eriko, des pièces de Mantaro Kubota, ainsi que des œuvres contemporaines françaises comme Le Bal (pièce dansée), Dreyfus, Absence et Changement à vue de Loleh Bellon, Quatre fillettes de Picasso, Le journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau, Symphonie et La Musica deuxième de Marguerite Duras, Les Troyennes de Jean-Paul Sartre, La Nuit au-dessus de la lune d'Eriko Watanabe. Mitsuko, une pièce pour une actrice, interprétée par Kazuko Yoshiyuki a tourné dans l'Europe entière.
En 2005, elle reçoit le Prix Yuasa Yoshiko « collectif » pour sa traduction et sa mise en scène de 3 versions de la vie de Yasmina Reza.
Depuis 1976, elle enseigne comme chargée de cours au Collège Universitaire des Beaux-Arts de Tôhô.
Elle a également traduit en japonais la plupart des œuvres françaises qu'elle a mises en scène.
Elle a réalisé des scénarii et des adaptations de Le Bal, Ubu Roi, Mobby Dick, Mitsuko, comtesse de la fin du 19e s.
La France lui est familière.
Nicolas Bataille mène simultanément une carrière d'acteur et de metteur en scène.
Acteur, il a joué dans un très grand nombre de pièces d'auteurs aussi variés que Eugène Ionesco, A. Rimbaud, Dostoïevski, R. Défossez, J. Worms, C. Mauriac...
Ces dernières années, il a principalement joué dans Théâtre en miettes (de E. Ionesco, m. en sc. M. Cuvelier), Viva Maïakovski, L'heure verte (de R. Défossez), En route vers le Tokaïdo (d'après Jippensha Ikku), Les plaisirs scélérats de la vieillesse (de M. Philip), Histoires de « On » de J.-Cl. Grumberg...
Metteur en scène, il a monté la Cantatrice Chauve qui se joue depuis 50 ans à Paris au Théâtre de la Huchette,. Il a également mis en scène des pièces d'auteurs contemporains tels que : Weingarten, Ionesco, Cocteau, Jean-Claude Darnal, Claude Mauriac, Jeannine Worms, Bernier et Maridat, Jacques Prévert, Boris Vian, Da Costa,Roger Défossez, Michel Philip ,J. Renault, R. G. E. Emion...
En 1985, il a obtenu le Prix Georges Pitoëff attribué par la SACD pour sa mise en scène de Le Cirque de Cl. Mauriac (1982).
Il a également reçu une nomination aux Molières pour ses mises en scène de Offenbach, tu connais ? et de Le Voyage de Mozart à Prague
Sa mise en scène de Viva Maïakovski a obtenu le Baladin d'honneur des petites scènes.
En 1993, il est invité à Hollywood pour mettre en scène La Cantatrice Chauve en anglais, et, pour cette mise en scène, il a reçu un Critics Award (Los Angeles, 1993).
Il vient de publier aux Editions de l'Harmattan Le Théâtre, c'est pas un métier !
Le Japon attire très tôt Nicolas Bataille et, depuis, il se partage entre ce pays et la France. Au Japon, il a reçu de nombreux prix pour ses mises en scène dont le Prix Kinokunya de la meilleure mise en scène pour le Spectacle futuriste italien Il a été primé à deux reprises au Festival d'Art Dramatique de Tokyo : Prix d'excellence pour La Maison Tellier et le Premier Prix pour Offenbach, tu connais ?. S'attachant à faire connaître les grands auteurs du répertoire français, il monte au Japon des pièces de Ionesco, Artaud, Labiche, Bréal, Cocteau, Offenbach...
L'Autorité japonaise l'a honoré de la médaille de l'ordre du Soleil Levant.
Au théâtre, elle interprète autant les grands classiques (Electre, Antigone, Le Chevalier d'Olmedo de Lope de Vega, le Menteur de Corneille) que les créations contemporaines : Ballade à Marie-Madeleine et En chute libre de Nicole Serge Rainer, La Femme aux cendres de Jacques Jouet, Le Cirque de Claude Mauriac et Viva Maäkovski (deux mises en scène de Nicolas Bataille). Elle rejoint l'équipe de La Cantatrice Chauve de Eugène Ionesco au Théâtre de la Huchette.
Dans le cadre du Bicentenaire George Sand, elle crée à Nohant le 4 septembre 2004 Trois rêves de Tamaris, manuscrit inédit, mise en scène d'Antoine Campo.
Elle crée Procession infernale de Patrice Sciortino (quintette et voix) avec l'Ensemble Musique Oblique pour le Festival de Quimper.
Au cinéma, elle débute dans le rôle-titre de Gloria de Claude Autant-Lara puis travaille avec Jean-Claude Guiguet, Benoît Jacquot. Elle tourne En compagnie d'Antonin Artaud avec Sami Frey ainsi que Les Sonnets de Shakespeare sous la direction de Gérard Mordillat. Avec Arnaud Debrée, elle tourne l'Enfant de La Ciotat (grand Prix de la BBC). Elle est l'héroïne de l'Odyssée du Capitaine Blood réalisé par Andréi Prachenko en Russie. Elle joue dans trois films de Jean-Claude Biette : Le Champignon des Carpathes, Chasse gardée et Saltimbank.
Elle vient de tourner dans un moyen-métrage de Flavia Coste Thank you Satan avec Jean-Louis Foulquier.
Pour la télévision, elle tourne régulièrement sous la direction de Marion Sarraut, Paul Vecchiali, Michel Sibra, Jean-Pierre Richard, Gérard Mordillat, Williams Crépin (l'Instit).
Pour France Culture, elle enregistre de nombreuses dramatiques.
Elle enregistre pour la maison de disques Cassiopée une collection George Sand de 10 CD : Légendes rustiques (6 CD), Contes d'une grand-mère (2 CD), Les Dames vertes (1 CD) et Trois rêves de Tamaris (1 CD). Elle enregistre également 3 CD comportant trois nouvelles de Balzac : Le Mousquetaire et la modiste, L'Elixir de longue vie et La Frélore : comédienne ambulante.
Au théâtre, il joue dans différents spectacles, dont, au Théâtre de la Huchette, Kidnappée, En route vers le Tokaïdo, Cabaret Japonais (chansons et contes traduits du japonais), L'heure verte (rôle : Verlaine), Viva Maïakovski. Il joue également dans Phono-Folie (comédie musicale), Alphonse revient d'après Allais, des spectacles pour enfants,des spectacles de rues, des lectures spectacles.
Il chante actuellement, accompagné de sa guitare Les chansons de Prévert, spectacle de poèmes de l'auteur mis en musique par Joseph Kosma. Il anime des ateliers de lecture à haute voix dans les écoles, collèges, pour adultes, et intervient en classe pour des lectures à voix haute.
En collaboration avec le Prix des Incorruptibles il propose des animations de lectures en classe et des spectacles lectures en chansons (www.lesincos.com).
Il a fait partie du groupe vocal Bb Sky : divers concerts et enregistrement du CD Orbis orbis. Il enregistre des publicités pour la radio, des méthodes de langue française à l'usage des étrangers (pour lesquelles il crée également les musiques), des bande-son de spectacles théâtre d'ombres.
Elles sont nées dans la famille de musiciens. Elles sont des relèves de la musique traditionnelle japonaise.
Concertistes, elles participent néanmoins également aux spectacles de danses japonaises et aux divers programmes sur la musique japonaise à la télévision. Mme Nakagawa a animé un stage à Londres en 2006.